* C'est comme si je hurlais tout le temps, sans m'arrêter, en détruisant tout se que je peux. Sauf que je ne fais que l'imaginer. Et la fatigue de trop penser persiste. Tout le temps cette fatigue anormale, mais qui devient une habitude. Elle ne part qu'au moment ou il faudrait sombrer dans les rêves.*
Je voudrai que tu partes définitivement de ma vie, que toutes les tensions de ta présence puissent s'effacer. Mais lors des courts labs de temps ou elle peuvent le faire, ce n'est pas ce que j'espère qui apparait. D'autres cris, plus violents encore, une haine qui s'accroche a nos c½urs. Notre dernier lien repose sur l'habitude.
J'ai besoin de quelqu'un d'autre. Je le sais, et je le ressent. Mais la peur de déposer sur lui toute cette haine persiste. Celle qui m'empêche de quitter cet état léthargique qui s'installe. Toujours besoin d'être seule, de dormir, de ne plus parler. Être seule, dormir, se taire. Tenter de sombrer, et se taire encore. Se taire, se taire se taire.